Salut,
J’espère que tu vas bien 😉
Aujourd’hui, la semaine a bien commencé pour moi !
Avec l’otite de mon dernier ce matin ahah. #jeracontemalife
Ok, c’est pas drôle (surtout pour lui), mais j’ai trop de gamins, donc c’est la routine quoi.
D’ailleurs j’ai demandé à la secrétaire médicale, avec qui limite on se tape la bise tellement on vient souvent, si elle n’avait pas une carte de fidélité avec 1 pizza offerte si on remplit le bingo des bobos des gamins.
Elle a ri.
Moi j’étais sérieux.
Bref.
Entre deux passages à la pharmacie et un gamin qui me regarde avec ses yeux de chien battu parce qu’il peut pas aller à la piscine, je pensais quand même à ce que j’allais bien pouvoir t’écrire aujourd’hui.
Et j’ai repensé à une question posée lors du dernier Débrief : « JP, je veux vendre en ligne. Un programme, une formation, un truc qui tourne sans que j’aie besoin d’être là tout le temps.«
Welcome mon copain le mythe du revenu passif.
Étude de cas : Le fantasme de l’evergreen
Everquoi ???! C’est le nom d’un programme qui se vend « tout seul »
Et la semaine dernière au Débrief, on a passé un bon moment sur cette question avec plusieurs personnes.
Le scénario classique : accompagnement individuel qui marche bien, clients satisfaits, bouche-à-oreille qui fonctionne.
Et l’envie légitime de « passer à l’échelle », de créer quelque chose en ligne.
Le produit digital qui se vend H24 pendant que tu souffles un peu !
Le rêve, non ? Normal, logique même surtout au bout d’un certain temps à bosser en cabinet.
Alors on a déroulé tout le process :
- Formation ou programme ?
- Quel tarif ?
- Quel tunnel de vente ?
- Séquence email de combien de jours ?
- Ebook ou webinaire ?
- Pub ou organique ?
Bref, on a fait le tour complet avec tout ce qu’il faut savoir pour vendre des produits en ligne sans se planter.
Le replay en intégralité des études de cas ici pour les abonnés.
Sauf qu’au-delà de considérations techniques, une vraie question émerge avec tout ça.
Pour que ça marche vraiment en digital, faut que je devienne quoi au juste ??
Bingo.
Le principe action/réaction (même en digital)
Voilà ce qu’on oublie souvent avec les produits digitaux : le principe d’activation action/réaction.
En gros : pour qu’un truc se vende tout seul en ligne, faut que quelqu’un te connaisse, te suive, te fasse confiance.
Et pour ça… faut être visible, régulièrement et massivement.
En accompagnement individuel :
- Tu prends 5-6 clients
- Tu bosses avec eux
- Ils te recommandent (ou pas)
- Bouche-à-oreille qui fait le taf
En produits digitaux :
- Faut créer de la visibilité (contenu, pub, réseau)
- Faut créer de la crédibilité (preuves, témoignages, autorité)
- Faut créer de la confiance (régularité, authenticité)
- Et ENSUITE, ton produit se vend
Le problème ?
Pour créer tout ça à l’échelle du digital… ben y’a souvent un prix à payer, celui de la sur production de contenu.
OU promettre monts et merveilles pas cher pour commencer et embarquer le futur client dans un processus de conversion avec les fameux « Tunnels de vente ».
Mais pourquoi c’est si compliqué ? Il n’existe pas la voie du milieu ???
A cause du principe « d’action/réaction ».
Et oui tu vend une formation c’est facile : Tu ne sais pas > Tu achètes > Tu sais
Pour un produit c’est pareil : J’ai besoin d’une paire de pompe > Elle me plait > J’achète
Pour l’accompagnement : Je suis stressé et angoissé > Je trouve un programme qui me promet de régler ça > euhhhh
Tu vois l’truc ? Non ?
Laisse moi t’expliquer.
La question qui dérange
Vendre directement en ligne quand on est accompagnant, c’est difficile, surtout quand on ne veut pas utiliser des techniques de vente agressives ou des promesses fortes.
Parce que soyons honnêtes : Si tu es psy, coach, thérapeute, consultant en stratégie, accompagnant quel qu’il soit… ton truc c’est l’humain.
Le sur-mesure, l’écoute, l’adaptation.
Pas la diffusion de masse avec des promesses de transformation en 30 jours.
Pas pour rien que j’ai arrêté les programme tout fait.
Sauf que… pour vendre en ligne à des inconnus, faut souvent :
- Promettre un résultat clair (genre « Gagne 10K€/mois »)
- Créer de l’urgence (« Plus que 48h pour profiter de l’offre ! »)
- Montrer ta réussite (« Regarde ma belle vie grâce à MA méthode »)
- Te positionner comme L’expert qui a LA solution
Bref… faut jouer le jeu du marketing digital classique.
Et là, quelques questions :
- Combien doivent se transformer en pseudo gourou pour arriver à attirer du monde ?
- Combien abandonnent leur éthique professionnelle pour « faire du chiffre » ?
- Et surtout : quel type de personnes tu veux attirer avec ce genre de discours ?
Parce que les gens qui achètent sur une promesse forte et un sentiment d’urgence… c’est rarement ceux avec qui tu veux vraiment bosser.
Alors, les produits digitaux, c’est bien ou pas ?
C’est très bien, vraiment, je ne dis pas le contraire.
Mais à quel prix ? Le prix de devenir quelqu’un d’autre pour vendre ?
Le prix de promettre ce que tu ne peux pas garantir ?
Le prix d’attirer des gens qui veulent une solution miracle alors que toi tu sais que ça ne marche pas comme ça.
Il n’y a RIEN de mal à vendre des formations.
Il n’y a RIEN de mal à devenir formateur.
Juste une question d’éthique et de respect sur ce que tu proposes et à qui.
Avec l’éthique de pas promettre la lune.
Le respect de ton client (et de toi-même).
Le respect de ton expertise (qui mérite mieux qu’un tunnel de vente à 997€ avec un compte à rebours).
Les produits digitaux ce n’est pas magique.
Ce n’est pas toujours complètement « passif » en fonction de ton métier.
Et c’est éminemment complexe quand on a une éthique professionnelle.
Mais ça peut marcher, vraiment, et je le bosse avec certains clients, et on en parle régulièrement en Débriefs.
Mais faut être lucide sur ce que ça implique, ce qui est possible ou non en fonction de ton métier.
Parce que certains job ne sont clairement pas adaptés surtout si vendre en ligne t’oblige à utiliser des techniques qui te mettent mal à l’aise…
T’oblige à promettre des trucs que tu sais pas garantir… ou encore si ça t’oblige à attirer un public que tu veux pas vraiment accompagner.
On a bossé tout ça en détail au dernier Débrief du Jeudi : les pièges, les points de vigilance, les questions à se poser avant de se lancer.
C’est tout pour aujourd’hui et c’est déjà pas mal !
Rendez-vous jeudi prochain à 12h30 pour le « Débrief du Jeudi » en Live (abonne toi ici)
Comme d’hab si tu as besoin d’un coup de main, tu peux réserver un créneau ici.
Et si tu as raté la dernière Newsletter « Petit manuel du masochisme entrepreneurial (avec solutions hein 😜) » c’est par ici.
PS : Mon fils va mieux, mais a quand même eu la lucidité de demander au médecin pour quelles raisons il ne pourrait pas aller à l’école demain… son regard juste après avoir eu les infos m’a glacé le sang…
A très vite 🚀
JP