La Newsletter du lundi
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« Je veux me faire connaître sur LinkedIn » et autres bonnes (?) idées dans le désordre

par | 28, Mai 26

Salut !

J’espère que tu vas bien et que la dernière newsletter a allumé quelques lumières 😉

Cette semaine on change d’ambiance parce que… j’ai fait des Ramens japonais maison.

Franchement, on s’est régalés ! J’étais déterminé depuis quelques jours, un vrai bulldozer inarrêtable.

J’ai regardé des recettes, j’ai trouvé un truc simple rapide, suis allé à l’épicerie asiatique du coin pour acheter les produits qui vont bien.

Action réaction !

« Bon JP tes aventures culinaires c’est sympa, mais quel est le rapport avec la choucroute du développement d’activité ?! »

Déjà, j’adore aussi la choucroute, mais cette situation m’a donné envie de te parler du délai qu’il existe entre le besoin, et la mise en action.

Que ce soit pour toi certes MAIS surtout, pour tes clients.

Et pour ça je vais te proposer une étude de cas dont le point de départ est une seule question : « À quoi ça sert ton truc ? »

Sois tranquille, ce n’est pas la seule que je vais te proposer cette semaine. #ouijesuisunpeuvicieux

Ready ? A table !

Étude de cas : les questions qui fâchent

On se connaît depuis un moment avec ce client.

On a bossé ensemble sur sa visibilité en tant que thérapeute à l’époque, et l’année dernière il m’avait recontacté parce que c’était un peu galère à stabiliser et pérenniser, mais aussi parce qu’il a une idée, ou plutôt un sentiment.

Tu sais le fameux « je sens qu’il manque un truc » qui nous tombe sur le coin de la tronche, que tu démarres ou que tu bosses depuis des années.

Déjà ce constat vient du fait, qu’il s’est lancé, il a testé, a accompagné des gens. Il ne s’est pas tourné les pouces à regarder le plafond en se demandant « Où suis-je, où vais-je dans quel étagère » (oui… jeu 2 mots poux riz… et hop encore un… bref désolé).

Déjà, rien à dire sur l’état d’esprit, on apprend en faisant, en testant, en confrontant ses idées et ses envies à la réalité, et grâce à cela il a compris que c’était peut-être pas exactement son truc sous cette forme là.

Donc il réajuste parce qu’il souhaite intervenir auprès des RH en entreprise, remettre la dimension humaine au cœur du métier.

Beau projet avec une vraie conviction et une vraie expertise.

Il y a 3 semaines, il me contacte donc une nouvelle fois pour l’aider à écrire des posts LinkedIn.

« Salut JP, j’ai besoin que tu m’aides à apprendre à écrire sans que ça ressemble à du copier-collé ChatGPT ».

Une demande qui caresse mes oreilles, avec un « Halleluia » qui retenti dans mon cœur, une larme qui coule le long de ma joue, enfin quelqu’un qui veut apprendre à faire du contenu qui va servir à quelque chose d’autre que de spammer les fils d’actualité.

Et là, avant même de parler écriture, je n’arrive pas à me retenir comme d’hab… les questions tombent :

« À quoi ça sert ton truc ? »
« Ça s’adresse à quelle personne, qui vit quoi concrètement, qu’elle ne supporte plus ? »
« Est-ce que cette personne est prête à payer pour ça, et est-ce qu’elle le peut ? »
« Pourquoi tu veux écrire sur LinkedIn spécifiquement ? »
« Il se passe quoi une fois que la personne a lu ce que tu as écris ? » (plus complexe qu’il n’y parait celle-ci)

Et là… ça se complique légèrement

Il veut s’adresser aux RH, super ! Mais vu la ligne choisie… c’est eux qui vont devoir payer directement de leur poche.

Et oui, parce que vu le sujet, « Remettre la dimension humaine au cœur du métier RH » avec notamment l’intelligence émotionnelle, gérer la relation etc, est-ce qu’une entreprise va sortir le budget pour un accompagnement externe de son RH là-dessus ?

Hum pas sur. Est ce que le RH va mettre de sa poche ? Peut être mais combien faut-il d’accompagnements pour que ça soit viable. Aïe, ça se complique…

Donc deux options :

  • Soit on s’adresse aux RH en espérant qu’ils convainquent leur boss de sortir le chèque, bonne chance.
  • Soit on réfléchit différemment : on écrit au RH, on les amène sur un site qui traite du problème qu’ils rencontrent en entreprise et qui concerne directement le dirigeant, genre celui qui paie. Là ce n’est pas la même chose. Pas les mêmes écritures sur Linkedin, pas la même stratégie de passage à l’action.


Et en terme de viabilité, aller chercher des budgets entreprise plutôt que le porte monnaie du RH dans son coin ce n’est pas la même. Cela va demander certes pas mal d’investissement de la part de mon client MAIS, la rentabilité future a plus de chance d’être au rendez-vous.

Bien communiquer et avoir une offre claire, c’est répondre à un besoin urgent et reconnu où les gens sont prêts à investir tout en raccourcissant le délai de décision.

Certains en abusent hein avec les urgences artificielles, biais cognitifs assumés, « remplis ton cab », « inscris toi avant demain » ça fonctionne hein, mais sur du court terme et paye ton image derrière.

(J’ai même vu des personnes soi-disant « authentiques » et « humaines », revendiquer ouvertement l’utilisation de ces biais… chacun ses limites éthiques et son rapport à l’hypocrisie. Les miennes sont claires depuis longtemps).

Si ton offre est bonne et claire, après il suffit juste de la rendre visible > Linkedin, pubs etc.

Mais ces réflexions sur les moyens à employer viennent après les questions de base.

Et oui, aucun résultat n’est garanti, mais on peut sérieusement baliser le terrain en faisant ce travail.

Il y a quinze jours d’ailleurs, même exercice avec une cliente.

Elle galérait à démarcher.

On avait tout bordé ensemble, calé le discours, adapté en fonction de l’interlocuteur, mais ça coinçait encore parce que ce qui la motivait vraiment c’était un sujet en particulier qu’on n’avait pas encore mis au centre.

Pas grave on réajuste ! On a rendu le truc viable, aligné ce qu’elle voulait vraiment faire avec ce que le marché pouvait acheter.

Une semaine après : elle passait des coups de fil dans tous les sens, des gens intéressés, des rendez-vous pris.

Non, son CA n’a pas explosé dans la minute, mais le discours était bon, l’énergie aussi, le sujet aussi, et la direction qu’elle prend est largement viable. Affaire à suivre.

C’est ça la persévérance dont je je parle souvent.

Pas s’accrocher à une idée, oser faire ce qu’on a vraiment envie de faire, oser se remettre en question, en s’assurant que le marché en a besoin et a de la tune à dépenser là-dedans. Tester, ajuster, tester encore, avancer.

Pour finir sur le client LinkedIn. Là on retravaille son site en présentant son offre clairement, et après on reviendra sur l’écriture qui va être beauuuucoup plus facile à réaliser, parce qu’on sait où on va et pourquoi on le fait.

On est passé de : « J’ai besoin d’écrire des posts LinkedIn pour me faire connaître », à une cible claire, un message qui répond à un vrai problème, une stratégie derrière chaque contenu.

Besoin court terme vs stratégie long terme.

Et ce truc là il marche à n’importe quel stade de ton activité, et par expérience, je vois de plus en plus d’anciens clients que j’ai aidé à se lancer, revenir vers moi pour faire ce travail.

Pourquoi ? On apprend en faisant, on teste, on réajuste.

C’est cette capacité de remise en question, de détermination et de persévérance qui fait la différence dans le temps, et pas juste lâché si cela ne fonctionne pas tout de suite.

Conseil comm’ de la semaine

J’ai pensé à une cliente qui lance ses premières pubs Meta il y a quelques semaines

Ça ne prend pas, et la frustration arrive, je comprends. Budget limités… timing hyper serré, frigo qui couine…

Si tu te lances dans les pubs, sache que l’algorithme Meta ou GoogleAds a besoin de temps pour apprendre.

Des semaines de tests. On lance, on observe, on ajuste, on relance.

On a l’impression de perdre de la tune, de devoir refaire les pubs toutes les semaines, changer les textes, ça prend pas, c’est chiant…

Oui on perd de la tune SI on considère les pubs comme un robinet à client qui s’ouvre sans devoir rien faire.

Donc si tu te lances, garde bien ça en tête et prévois du budget à cramer au début pour récolter derrière ou te rendre compte que ton offre est juste… à coté de la plaque de ce que les gens attendent et sont prêt à acheter (cf : L’étude de cas précédente)

Même si tu le sais déjà, tu sais aussi que le vrai sujet c’est pas que les pubs.

L’entrepreneuriat c’est un truc très très sérieux qui doit te faire bouffer pendant des années. Temps, énergie, argent, stress, sacrifices… C’est pas le club med.

Si l’idée que tes efforts ne donnent pas de résultats immédiats est insupportable… ne fait pas de pubs ou ne te lance pas dans la création de contenu sur les réseaux.

Propose un truc indispensable que les gens achètent sans réfléchir. Genre de la sauce soja pour des Ramens Japonais.

Ou alors prend les gens pour des cons avec des promesses hors sol, ça marche toujours.

Là tu seras sûr du résultat.

Si tu n’es pas dans ces deux, cas, si tu te lances dans des pubs, garde bien tout ça en tête.

Petit « fun » fact pour amener joie et bonne humeur : le revenu moyen mensuel (pas le chiffre d’affaire hein) d’un micro-entrepreneur tourne entre 590 et 670 euros (chiffres de 2025).

Pour ceux qui en vivent vraiment, les écarts sont énormes selon le secteur. Les activités techniques et productives génèrent en moyenne plus du double des revenus observés dans les services personnels ou créatifs.

Personne ne te raconte ça dans les plaquettes de formation avant de te lancer, et si je te saoule avec l’importance de rendre ton offre claire et attractive c’est pas pour vendre ma sauce. Juste pour t’éviter de te retrouver avec 500 balles par mois pour vivre.

Question (pas trop) philo & posture

Cette semaine à 24 heures d’intervalle j’ai eu deux personnes qui m’ont parlé de Livementor.

La première en sort. Elle me dit : « J’ai appris des trucs, c’était bien mais on ne m’a pas accompagnée. J’avais besoin de quelqu’un derrière moi et au final ça n’a rien changé. »

La deuxième a choisi Livementor plutôt que de travailler avec moi, parce que le CPF. Ce que je comprends parfaitement. (Ah bah oui le CPF… je peux pas lutter).

J’avoue ça m’a interpellé dans un délai aussi court d’avoir un espèce d’avant/après, même si les besoins sont parfois différents.

C’est franchement très utile de se former notamment sur des points techniques, et moi-même je trouve que ce que propose Livementor et d’autres, est important et efficace sur plein d’aspects.

L’objectif d’une formation c’est souvent de vendre de la formation. On te file les infos et démerde-toi avec derrière. Ce n’est pas un jugement, c’est un modèle.

Mais un modèle qui a ses limites quand ce dont tu as vraiment besoin c’est de voir et comprendre ce qui déconne et qui t’aide à remettre dans l’ordre, à prendre des décisions stratégiques, à étudier un marcher, formuler une offre de service solide et surtout viable.

Tu apprends une compétence, pas forcément comment l’appliquer à ta réalité.

Mais au fond ces deux histoires posent la même question.

Quand tu choisis une formation, un accompagnement, un outil, t’as vraiment réfléchi à ce dont tu as besoin ? Ou t’as choisi ce qui était accessible, finançable, rassurant ?

Bon ça fait déjà beaucoup trop de questions pour cette semaine, hésites pas à m’écrire pour me faire part de tes réflexions.

Rendez-vous jeudi à 12h30 pour le Débrief.

C’est tout pour aujourd’hui et c’est déjà pas mal !

PS : J’ai fait des ramens maison en pleine canicule. 34 degrés dehors, casserole d’eau bouillante sur le feu… Sérieusement… on fait tous des choix complètement incohérents parfois. Moi l’premier 😅

A très vite 🚀
​JP