La Newsletter du lundi
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La question qui piège tout le monde (et ce que j’ai compris entre deux petits fours)

par | 11, Mai 26

Salut,

J’espère que tu vas bien.

Moi je suis rentré vendredi soir un poil… comment dire… vernissé.

Pas ivre hein (l’abus d’alcool blabla tu connais le truc).

Juste… suffisamment rempli de petits fours et de champagne pour me croire moi-même un peu artiste.

J’étais invité par des clients artistes pour leur vernissage.

Franchement un super moment, surtout que je bosse avec eux depuis un moment, sur les projets leur comm’ et de voir leur travail exposé, bah ça fait un sacré truc.

Parce que ces artistes, ils bossent pendant des mois. Parfois plus, sur une toile, une sculpture, une installation… Des heures, des semaines de doute, de recommencement, de « c’est nul je recommence », de « non finalement c’est bien », de « non c’est vraiment nul ».

Et puis un soir, les verres sur un plateau, les gens qui défilent… et le couperet tombe.

Ça plaît ou ça plaît pas. Ça se vend ou ça se vend pas.

Aucune garantie. Aucune.

Et c’est exactement ça, entreprendre.

La question qui piège tout le monde

Au dernier Débrief du Jeudi, on a posé une question simple en apparence.

« Si t’avais 500€, 1000€, ou 3000€ à investir dans ton activité, tu ferais quoi ? »

Et là… paf, tout le monde part dans ses réponses. C’est humain sauf que cette question, elle est vicieuse.

Elle te piège dans tes limites actuelles avant même que t’aies exploré ce dont t’as vraiment besoin.

« Non mais t’es gentil JP, si t’as pas la tune t’as pas la tune. » Oui et non.

Partir du budget disponible, c’est mettre la charrue avant les bœufs.

Sauf que là t’as même pas encore décidé quel champ tu veux labourer, si t’as besoin d’une charrue ou d’un tracteur, et si les bœufs en question sont disponibles ou en vacances dans le Périgord.

Bref, tu te retrouves à faire des choix par défaut plutôt que des choix par intention.

Et la nuance est énorme.

Alors voilà l’exercice qu’on a fait à la place et que je te propose de faire aujourd’hui.

Imagine que tu as un budget illimité : Tu fais quoi ?

Réponds spontanément, et sois précis.

Pas « je délègue ma comm » hein. Non, tu prends une community manager trois jours par semaine, tu te formes au copywriting pour écrire des newsletter que tu vas diffuser à tel endroit et récupérer des abonnés de telle manière, tu refais ton site avec un vrai référencement derrière, tu délègues tes Google Ads.

T’as compris, un liste précise et concrète. Et ratisse large !

Le premiers trucs qui te vienne en premier, sans réfléchir.

Et devant chaque réponse, tu réponds à deux questions : pourquoi, et qu’est-ce que je veux que ça me rapporte concrètement ?

Si je prends quelqu’un pour gérer mes réseaux et que ça me génère dix séances de plus par mois… est-ce que c’est rentable ? Fais le calcul.

Ensuite tu regardes combien ça coûte et là seulement tu peux décider si c’est faisable ou non, maintenant ou plus tard.

Et évite de présupposer des tarifs ou des coûts… comme je dis tout le temps « Si tu ne demande pas tu ne sais pas » ET… « on n’est jamais à l’abris d’une bonne surprise ».

Parce que c’est dans cet ordre que ça marche. Pas dans l’autre.

Partir de tes moyens actuels est souvent LE piège dans lequel on tombe tous, et dans l’entreprenariat ça peut être mortel sauf si tu décide de faire… ton saut de la foi.

// Le replay en intégralité de l’étude de cas ici pour les abonnés (Nous rejoindre).

Le saut de foi

Maintenant je vais te dire un truc qui va peut-être te rassurer ou te faire peur selon l’endroit où t’en es.

Aucun investissement n’est garanti… Aucun.

« Ah bah merci JP, comme si j’étais pas au courant ! »

Oui biensur on le sait tous… dans notre tête… dans un coin… maiiiiis, c’est comme si une part de nous cherchait quand même à éviter à tout prix de ce planter.

Me trompe-je ? (Classe comme mot, suis créatif en ce moment)

J’écris ces newsletters depuis plus de trois ans.

Chaque semaine, sans garantie que ça allait servir à quelque chose.

Temps perdu ? Pas rentable ? Probablement vu le temps que j’y passe.

Mais aujourd’hui j’écris pour mes clients et j’apprends à mes clients à le faire aussi.

Paye ton investissement invisible.

J’ai acheté des outils que j’ai jamais vraiment utilisés ou encore des formations que j’ai pas finies. Bref, c’est la loi de l’entrepreneuriat et de la vie, quand on y pense bien.

Ces artistes vendredi soir… ils savaient pas à l’avance si la toile allait se vendre. Mais ils l’ont faite quand même.

Et ils ont exposé parce qu’à un moment, il faut faire le saut.

Ce saut de foi, t’es obligé de le faire.

Mais il y a une différence entre sauter en sachant pourquoi tu sautes et dans quelle direction… et sauter au pif parce que « il paraît qu’il faut un site ».

Faire un site parce qu’il faut un site. Nan.

Faire un site parce que tu veux être référencé dans deux ans sur un mot-clé précis dans ta ville, en attendant de lancer de la pub Google. Ouais. Ça c’est une direction.

Faire des posts pour avoir du monde ? Ça va prendre beaucoup de temps.

Tu veux du monde tout de suite ? Pub et offre bien construite.

Tu sais pas encore pitcher, tu galères à formuler ce que tu fais ? Forme toi à ça d’abord.

Parce que cette compétence là, tu vas l’utiliser partout, tout le temps, même si ça ne paye pas tout de suite.

Et gaffe au court-termisme… on en parlait la semaine dernière, les pièges du cerveau n’ont pas fini de nous jouer des tours.

Ces artistes, ils exposent pas parce qu’ils ont la garantie que ça va se vendre.

Ils exposent parce qu’ils ont bossé, qu’ils ont une vision, et qu’à un moment il faut bien montrer ce qu’on a fait.

Toi c’est pareil.

La vraie question c’est pas « avec combien j’ai le droit d’investir ».

C’est « si je pouvais tout faire, qu’est-ce que je ferais en premier et pourquoi ».

Le reste, ça se construit.

(Et si ça peut te rassurer… ton Saut de la Foi… c’est Indiana Jones qui te résume tout en 1m30)

Rendez-vous jeudi prochaine à 12h30 pour le prochain Débrief si tu veux en parler.

Ou alors hésites pas à m’envoyer un message sur Whatsapp ou réserver un créneau avec moi si tu sens que c’est galère. Je sais aussi à quel point cet exercice peut mettre face à beaucoup d’incertitudes.

C’est tout pour aujourd’hui et c’est déjà pas mal !

PS : J’ai quand même failli acheter une toile vendredi soir. Deux coupes de champagne et je me voyais déjà en collectionneur d’art avec une écharpe. La troisième coupe m’a ramené à la réalité., ou peut-être que c’est les petits fours. Bref.

A très vite 🚀
​JP