Salut,
J’espère que tu as passé de bonnes fêtes et que tu as bien démarré l’année !
Bon, je vais être honnête avec toi : première newsletter de 2026 et j’ai une flemme intersidérale ahah.
Genre le niveau de flemme où ton plaid et ton canapé te hurlent dessus comme si tu venais de les larguer pour une autre.
Où tu te demandes si c’est vraiment nécessaire de rallumer ton ordi.
Où tu te dis « allez, juste un dernier épisode et je m’y met… »
(Je suis à deux doigts de consulter pour faire le deuil de mes vacances.)
Et pourtant je l’écris cette newsletter.
Pourquoi ? Parce que c’est lundi, et que le lundi, j’écris ma newsletter.
Point barre.
D’ailleurs avant de continuer, un petit mot sur l’année écoulée : j’étais pas peu fier de la dernière newsletter de 2025, et merci sincèrement pour tous vos retours durant l’année d’ailleurs. J’ai terminé l’année sur un « Je kiffe tes newsletters JP, définitivement elles sont mortelles ! ».
Tu sais ce qui est con ? On se dit souvent qu’on ne fait pas les choses pour avoir des mercis et de la reconnaissance. Sauf que… bah un peu quand même.
Parce que quand on en a pas… difficile de continuer.
Et quand ça arrive, franchement ça fait du bien !
Bon, revenons à ma flemme de ce matin.
Parce que figure toi que cette flemme, elle est pas anodine et elle illustre parfaitement le sujet de cette première semaine de 2026.
Bienvenue dans le cerveau post-fêtes
Alors voilà le contexte : je rentre de 15 jours de pause, une vraie !
Du genre que je n’avais pas prise depuis une éternité avec une coupure totale : réseaux sociaux, mails, tout.
Résultat ? Mon cerveau ressemble à un verre de champagne rempli de bulles. Ça pétille dans tous les sens, c’est très festif, mais niveau concentration et efficacité… on repassera.
Je m’assois devant mon ordi ce matin, plein de bonnes intentions (c’est 2026 quand même, nouvelle année, nouvelle énergie, tout ça tout ça…) et là… paf ! Rien…
Le néant.
Welcome back la routine.
Tu sais, ce moment où tu te dis « CETTE ANNÉE je vais tout déchirer, je vais prospecter tous les jours, je vais faire du contenu régulièrement, je vais structurer mon réseau de prescripteurs… »
Puis tu t’assois devant ton bureau le 6 janvier et tu te rends compte que… bah ça continue à peu près comme avant.
Paye ton élan de janvier !!
Étude de cas : Quand le réseautage fait pschitt
Justement, premier rendez-vous de l’année ce matin avec une cliente.
On fait le point sur sa fin d’année, et sur les actions à mener qu’on avait défini ensemble.
Objectif n°1 : développer son réseau de prescripteurs. En gros, se faire connaître comme le loup blanc auprès des pros qui peuvent lui amener des clients.
Le problème, même si l’intention a été posée, je sentais qu’on allait tout droit dans le mur si on restait juste sur « je m’y met ».
Pourquoi ?
Si tu n’as pas de cadre, pas de liste, si tu sais pas quoi dire ni à qui, bref, si tu n’es pas préparée… ça fait systématiquement pschitt.
C’est garanti.
Et ça fonctionne pour tout hein, que tu aies décidé de te lancer dans les pubs, de faire ton site, de commencer des publications, de larguer des flyers depuis un ULM avec une banderole « Salut c’est moi ! » (oui bon ok, c’est une stratégie comme une autre non ?).
Pas de secret, sans travail préparatoire, sans cadre, sans structure, au bout de 10 jours on va se parler et elle va me dire « j’ai rien fait ».
Imagine la scène : tu croises un prescripteur potentiel, t’as 20 secondes pour te présenter, entamer la conversation et… tu baragouines un truc du genre « Euh… donc voilà je fais de l’accompagnement… enfin des trucs… et si jamais vous connaissez des gens… bah vous pouvez penser à moi peut-être ? »
Bref, c’est la cata, et pire, sachant que ça peut arriver, pas sûr de trouver la motivation !
Non pas parce qu’elle est nulle, mais parce qu’elle n’aurait pas eu de cadre, ni de préparation.
La question qui dérange
Tu comptes vraiment sur ta motivation du 1er janvier ou tu te poses un cadre et un plan d’action qui tient même quand t’as la flemme ?
Parce que le piège c’est de croire que l’énergie de début d’année va tout faire.
Conseil comm’ de la semaine : Ta to-do list est ton amie ?!
Je sais, c’est pas sexy.
Les to-do lists, les tableaux de suivi, les process… ça fait pas rêver. Et je sais que tu t’es mis à ton compte JUSTEMENT pour ne plus avoir de chef qui te dit quoi faire.
Sauf que là, le cadre, tu te le choisis toi-même parce que c’est toi le patron.
Et je sais aussi que tu t’es déjà fait 10 000 to-do lists qui finissent à la poubelle. Normal, une to-do de 47 trucs, c’est juste anxiogène.
Une to-do list, c’est pas ça.
C’est 2-3 actions MAX par semaine, non négociables. Le reste ? On s’en fout.
Mais tu veux que je te dise un truc ?
C’est surtout ce qui te permet de ne pas réfléchir.
Et c’est POUR ÇA que ça marche.
Regarde :
- Sans actions claires : « Bon, qu’est-ce que je fais aujourd’hui ? Je prospecte ? Je fais du contenu ? Je contacte qui déjà ? Ah merde faut que je prépare ce que je vais dire… Allez, je verrai demain. »
- Avec : « Lundi = 3 emails de prospection. Mardi = appel aux prescripteurs. Point. »
Tu vois la différence ?
C’est n’est pas une prison mais un repos mental.
C’est pas toi qui décides chaque matin si t’as envie ou pas. C’est lundi ? Tu prospectes.
Flemme ou pas flemme.
D’ailleurs, mes clients me disent souvent : « J’ai besoin de RDV réguliers avec toi JP. Que tu me dises quoi faire, j’ai besoin de rendre des comptes. »
Parce souvent seul, s’imposer un cadre et le tenir, c’est pas évident.
Le cerveau humain aime bien les échappatoires : « aujourd’hui je suis pas inspiré, je ferai demain ». Demain pareil., et après-demain aussi.
Avoir quelqu’un (ou quelque chose) qui te dit « non non, c’est maintenant » ? Ça peut tout changer, surtout si comme moi tu as du mal à gérer ta relation avec ton canapé et ton plaid.
Le cadre, c’est pas un ennemi de ta liberté, c’est ce qui te PERMET d’être libre en fait.
Parce que sans lui, tu passes ton temps à te demander ce que tu dois faire au lieu de le faire.
Pour finir, un petit exercice pour t’aider à le faire concrètement.
Prends 30 minutes cette semaine pour te poser 3 questions :
- Quelle action business je dois faire CHAQUE semaine pour avancer ? (prospection, contenu, suivi clients…)
- Quel jour et quelle heure je la case dans mon agenda ?
- Qu’est-ce qui pourrait me faire sauter ce RDV avec moi-même (et comment je l’évite) ?
Question philo & posture : Le cadre contre l’ennui (et le chaos)
Tu sais ce qui est fou ? On associe souvent le cadre à l’ennui, à la routine qui tue, au manque de créativité.
« Mais JP, si je fais toujours pareil, je vais m’ennuyer ! »
Oui… et non.
Le cadre c’est pas transformer ta vie en métro-boulot-dodo.
C’est justement l’inverse : poser les bases solides qui te PERMETTENT ensuite de tester, d’improviser, de saisir les opportunités.
Tu peux pas improviser sur du vide, tu improvises sur une structure.
Tout en sachant que rien n’est définitif, ma cliente fera du réseautage intensif pendant 3 mois, pas toute sa vie.
Moi j’écris cette newsletter depuis 4 années, mais peut-être que dans 2 ans j’arrêterai, ou pas.
On verra mais je ne vais pas continuer juste « parce c’est notre projet !! », si un jour la flamme s’est éteinte.
Le truc c’est que l’ambivalence avec le cadre est totale : D’un côté, la routine pose une stabilité, un système qui nous rassure, et notre cerveau mine de rien, il adore ça, parce que ça le repose en lui évitant de prendre 10 000 microdécisions par jour qui l’épuisent.
De l’autre, et notamment pour certains qui ont besoin de variété (et j’en fais partie), elle peut se transformer en prison.
C’est comme le couple quand on y pense bien : trop de routine = ennui mortel, pas assez de routine = chaos permanent.
Savoir jongler entre les deux sans devenir ni une girouette ni un pantouflard chiant… c’est un peu tout l’enjeu non ?
Alors oui, il faut garder de la place pour l’improvisation, la créativité, les opportunités.
Mais franchement ? Sans cadre de base, tu crées pas grand-chose et tu survis juste en mode réactif.
Regarde cette newsletter par exemple : Tous les lundis, je m’y colle.
Des fois j’ai l’inspiration divine (genre la semaine dernière, j’étais au taquet) ! Parfois… bah moins.
Genre aujourd’hui où mon cerveau est en mode champagne (ou plutôt Prosecco) et où j’ai juste envie de retourner sous mon plaid.
Mais je la fais quand même.
Pas parce que je suis hyper discipliné ou que j’ai un mindset de warrior, non.
Juste parce que c’est lundi et que le lundi, j’écris, et je n’irai pas me coucher tant que je ne l’ai pas finie.
Point.
Et tu sais ce qui est génial ? Au bout d’un moment, ce cadre devient tellement naturel que t’as même plus à réfléchir.
Ton corps sait, lundi matin = newsletter.
C’est ancré.
Ce que je te souhaite vraiment pour 2026
Alors 2026 est là, et j’aimerais te souhaiter mille choses.
Mais surtout : d’avoir une vie qui te plaît le plus possible.
Pas une vie parfaite hein, une vie qui te ressemble.
Avec les bons cadres qui te permettent de tenir la barque même quand ton cerveau ressemble à un verre de Prosecco tiède un lendemain de réveillon..
Avec du calme, de la paix, pas de course pour la course, savoir accélérer quand tu le sens ou quand il faut, et ralentir quand c’est nécessaire également.
Parce qu’au fond, on souhaite tous argent, réussite, santé, joie, bonheur, tout ça…
Mais quelle forme ça va prendre pour toi cette année ?
Des gros objectifs ambitieux qui te mettent la pression ou au contraire te donnent la pêche ? Ou des cadres simples qui te permettent d’avancer tranquille, même les jours de flemme ? Ou encore avancer comme tu le sens et tu verra bien ?
Moi j’ai fait mon choix : tenir la ligne dont je parlais en fin d’année dernière, continuer cette newsletter, mes Débriefs du jeudi, mes accompagnements tout en étant présent pour ceux que j’aime.
Rien de spectaculaire, même si l’envie d’un nouvel Apéro-Coaching est là, et peut être même aussi du présentiel à venir, mais ça je t’en parlerai prochainement.
Mais déjà, commencer avec le solide qui tient, le temps que le moteur se remettre en marche et que je termine mon deuil de mes vacances ahah.
Parce que franchement, j’ai plus progressé avec mes petits trucs hebdomadaires chiants qu’avec tous mes grands plans ambitieux décidés un 2 janvier en mode gueule de bois.
C’est tout pour aujourd’hui et c’est déjà pas mal !
Rendez-vous jeudi 9 janvier à 12h30 pour le premier Débrief de 2026 (Inscris toi ici pour participer).
(D’ailleurs, si t’as loupé le dernier Débrief de 2025, le replay est dispo pour les abonnés ici. On a parlé entre autre d’un truc pas sexy mais absolument indispensable : respecter le cadre légal en tant qu’indépendant. Oui oui, les obligations légales, pas de tarifs « à la tronche du client », tout ça. Chiant certes, mais ça évite les mauvaises surprises et crois moi, elles peuvent être très, très mauvaises).
PS : C’est bon, mon plaid et mon canapé m’ont pardonné, mais j’ai dû leur promettre une soirée plateau TV en amoureux…
A très vite 🚀
JP